Je ne m’appelle pas Kenneth Eaves. Je ne suis pas anglais et je n’ai jamais mis les pieds à Birmingham. En même temps mon identité n’est pas très importante. Tout ce que vous pouvez savoir est que je suis un espion. Et plus précisément un espion industriel. Je travaille pour le compte d’une société de niveau international qui sous couvert d’activités tout à fait honorable, est en réalité l’une des plus grosses plates formes mondiales, de trafic d’armes, de drogues et de blanchiment d’argent.
Ma mission est de neutraliser de petits trafiquants qui se mettent dans nos pattes et de reprendre tous les contacts qu’ils ont établis pour travailler ensuite avec ces organisations et leur proposer nos « services » et nos « produits » parfois par la contrainte.
Ce fut un vrai travail quotidien que de devoir parler de mon prétendu boulot de stagiaire. Il a fallu que j’invente un bon nombre de situations. Et je ne pouvais pas quitter la France sans faire parler une dernière fois de moi. Autant que je me serve aussi de ce fichier de données comme je me suis servi de tout chez Chic-Chic. Et oui je m’envole tout à l’heure pour Dubaï. Première partie de mon petit périple qui va m’amener à retourner au central.
J’ai eu des échos très positifs du central sur les infos qu’ils ont reçus, et j’en ai encore pas mal pour eux mais là ce sont des documents papiers que je vais passer sous film miniatures et garder très précieusement sur moi. Pour ce genre de choses je suis resté très vieille école, surtout qu’avec toutes les nouvelles technologies plus personne ne pense qu’un vieux film photo peut contenir des choses importantes. Je vais donc ramener moi-même ces listings à bon port.
Cela faisait un petit moment que nous courions après Clément Keller. Il faut dire que l’homme a particulièrement la bougeotte et jusqu’ici il savait bien mener sa barque, échappant aux mailles de notre filet à plusieurs reprises. Mais il aime tellement faire ses petits trafics que nous savions qu’il réapparaitrait tôt ou tard. Les contacts envoyés sur Paris ont pu me fournir un nombre importants d’informations me permettant de travailler mon personnage et en sachant comment le coincer, avec son sexe. Un grand défaut et un défaut fatal. Et il était tellement obnubilé par faire de moi sa chose sexuelle, qu’il en est devenu aveugle et je n’ai eu aucun mal à le berner. De plus, avec tous les événements qui sont survenus plus personne ne faisait attention à ce que je faisais, d’autant que lors de ma première semaine j’ai tout fait pour avoir le moins de crédit possible aux yeux de l’équipe de direction de Chic-Chic.
Et puis ce n’était en aucun cas cette société vieillissante et au bord du gouffre qui m’intéressait mais les activités en sous-marin de Clément Keller. C’était tous les trafics qu’il menait depuis des années et auquel il fallait que je mette fin. Les italiens et les cubains se sont nos clients exclusifs, comme les turques, les colombiens et certains pays arabes. Keller a fait une erreur de vouloir, a son petit niveau, nous prendre des marchés. Il l’aura payé cher même si jusqu'à hier soir je n’avais pas encore décidé de la suite des événements. Mon rôle était qu’il est suffisamment confiance en moi pour que je puisse accéder sans soucis à toutes les informations que je voulais et même pour le faire parler sur ces agissements, afin de savoir ou recentrer mes recherches. Et il faut dire que sur l’oreiller, l’homme s’est énormément confié. Jusqu'à me donner certains codes d’accès.
Les disques durs saisis par la Police ont un peu contrariés mes plans car j’ai dû récupérer les infos manquantes dans le coffre personnel de Keller hier soir et la tâche ne fut pas aisée. Je devais aussi occuper et éloigné le plus possible Corentin, que Clément avait chargé de surveiller la sécurité de toutes les données enregistrées sur les disques dures de Chic-chic. Ce ne fut pas une tâche aisée, tant Cornan s’est attelé à la tâche, mais un homme normalement constitué, même un Geek, ne résiste pas au sexe faible, et jouant parfaitement mon rôle j’ai pu a certains moments me glisser dans le fichiers et les disques durs via les codes de Keller sans que celui-ci ne s’en rende compte. Et les morts qui sont survenus ont même réussis à le faire sortir de sa tanière, permettant dans un premier temps à mOrrig4n3, puis à d’autres de mes contacts d’aller prendre des infos très confidentielles au cœur des données qu’il se faisait un malin plaisir de protéger .
Mais mercredi soir, contrairement à ce qu’il a pu croire, j’ai lancé le dernier de mes plans, et réalisé une vengeance personnelle. Je n’avais en aucun l’envie de récupérer des données que j’avais déjà. Un des mes contacts en Angleterre a connecté Chic-Chic et le réseau de Glamworld. Je me doutais que Cornan avait mis au point un système de protection des plus perfectionnés. Je n’ai pas mis longtemps à me rendre compte de la qualité de ce personnage. Dommage qu’il bosse pour une pauvre société de VPC, il aurait un bel avenir au central, mais peut être préfère t’il sa vie quelconque. Je ne m’étais pas trompé, il a littéralement bousillé tout le réseau informatique de Glamworld ! Quel bonheur d’avoir appris cela, hier soir, de la bouche de Keller, que Corentin avait prévenu. J’ai bien fais d’ajouter cette coquille dans mon fameux CV, j’espérais opérer une action contre ce salopard de Johnson, c’est parfait puisque sa boîte est dans une merde monstrueuse.
Revenons à hier. Je suis arrivé assez tôt chez Keller hier soir, histoire de le surprendre chez lui pendant qu’il préparait ses valises. J’a i bien fait car à peine entrer chez lui je découvrais du coin de l’œil ce qui obstruait son coffre et qui jusqu’ici ne m’avait pas permis de le localiser, à savoir derrière une sorte de grand poster où s’exhibe un jeune éphèbe et situé dans les toilettes. En même temps vu comment il nous a fait « chier », le hasard a fait qu’il place son coffre à cet endroit. J’avais avec moi mes valises et j’ai vu à quel point il était heureux de m’envoyer dès le lendemain à Budapest. Très vite il me dit qu’il avait un dernier cadeau pour moi. Ca tombait bien moi aussi ! il m’emmena dans sa cave. Celle-ci était minutieusement préparé de telle manière à laisser penser que l’on allait torturer quelqu’un. Très vite je compris que c’était moi qu’il voulait placer sur la chaise de dentiste !
Un fer rouge avec une marque en forme de croix m’attendait. Sauf que le fer c’est lui qui se l’est prit dans les bijoux de famille. J’ai enchainé avec un coup sur la tête pour l’assommer, puis je suis remonté prendre mes cadeaux et l’ai attaché sur la chaise de dentiste. J’ai attendu qu’il redevienne conscient pour démarrer un ultime interrogatoire. Ne voulant pas me fournir les numéros de ses comptes, je l’ai brulé à plusieurs reprises sans succès. Je suis ensuite passé à la phase accélérée et est sorti d’un sac les pinces que j’avais acheté. Je ne sais pas si je dois continuer à raconter cette torture, j’ai peur que quelqu’un du cabinet tourne de l’œil.
Mais tant pis, je dois laisser cette trace écrite, selon les règles de ma mission, alors je poursuis. J’ai donc dû lui arracher les ongles des doigts de sa main gauche avec mes pinces pour qu’il se décide à lâcher des chiffres mais je ne comprenais rien. Aussi, avec sa main valide je l’ai forcé à me donner la combinaison du code de son coffre puis des accès à ses comptes sur son PC portable. J’avoue que j’étais assez énervé par tant d’entêtement et comme il commençait à se débattre pour le calmer un peu j’ai sorti un pic à glace que j’avais aussi acheté au BHV et je lui ai planté dans l’œil. Dommage d’abîmer une si belle gueule mais je crois que j’avais besoin d’évacuer le mois de torture que j’ai subi par cet enfant gâté et pourri jusqu’au plus profond de son cœur. Il a profité que je sois remonté pour se libérer mais plutôt que de s’enfuir il a essayé de me planter le pic a glace lorsque j’étais en train de fouiller dans le coffre. Heureusement que j’avais son arme sur moi et j’ai pû lui tirer une balle dans la main afin qu’il lâche le pic avant de me le planter dans le thorax.
En représailles, je lui est tiré deux balles dans chaque cuisses, afin qu’il ne puisse plus s’enfuir si l’idée le prenait. En ensuite dans l’autre main pour le faire arrêter de gesticuler le bras droit. Le temps de mettre les dossiers en lieu sûr, je l’ai pris par le col et l’ai traîné jusqu'à la cave. Impossible de le remettre sur la chaise de dentiste. Alors je l’ai attaché à celle-ci avec des cordes afin qu’il ne puisse plus bouger. J’ai ensuite sorti mon couteau de boucher pour le scalper et envoyer mon trophée à Hervé qui le recevra sûrement en Chronopost lundi. Puis avec le couteau je lui ai lacéré tout le corps. Ensuite j’ai balancé sur tout le corps de Clément de l’alcool à 90. J’ai adoré entendre ses cris, comme quoi quand il prenait son pied il ne simulait pas, cela m’a rappelé des souvenirs, et pas forcement bon, alors pour le faire taire je lui est coupé la langue avec le couteau de boucher et j’ai rajouté sur son corps de l’acide sulfurique. Il n’a pas dû aimer la réaction car il a vomi tout ce qu’il a pu par devant et par derrière, bref il s’est complètement vidé et s’est évanoui tombant la tête dans sa merde. Je pense qu’a cette heure si, il doit être mort étouffé dans sa diarrhée. Quand je suis parti il ne respirait plus. Au fait chez Chic-Chic, ne faites pas comme Louis et inquiétez vous du corps de Clément avant qu’il soit bouffer par les vers !!
Et voilà, c’est ainsi que s’achève mon aventure parisienne. A présent je vais me rendre à l’aéroport et m’envoler pour Dubaï. Je ne sais pas si je vais complètement sortir indemne de cette histoire, mais une chose est sûre, je vais me faire un paquet d’argent. Car sur tout ce qu’il y avait sur les comptes de Keller, y’a de quoi me faire une jolie prime, ma prime de risque. Pourquoi ont-ils tous besoin de vouloir absolument ne pas accepter leur sort. C’est comme Jean-Luc, un autre français aussi, un autre patron véreux, mais lui je l’aimais vraiment. Une erreur de jeunesse, jamais plu je n’ai laissé parler mes sentiments.
En attendant je n’aspire qu’à passer quelques mois tranquille au bord de mon petit lac au Canada en compagnie de Sarah. Elle est si douce et si pure. Je suis un autre homme avec elle. Jamais elle ne se douterait de ce qui je suis en réalité. En même temps, ma vie est ainsi, chaque jour que Dieu fait je mens et je m’invente une nouvelle vie à chaque fois. Entre acteur et salopard j’ai choisi la deuxième solution. Je n’étais pas fait pour être dans la lumière. Dommage pour Hollywood et pour les gens qui croisent ma route. Je n’ai aucun scrupule. Je n’en ai jamais eu. Je n’ai aucune considération pour personne sauf pour ma belle Sarah. Sans elle, j’aurais peut être fini comme bombe humaine ou pilotant un avion pour Al Qaida. C’est déjà un souci en moins pour notre belle terre, je ne m’en prend et ne tue que des salauds. J’aurais presque le beau rôle, sauf que le but de mes actions n’est que financier et pour le compte d’autres salauds. Ainsi va la vie, l’homme n’est pas bon pour moi, juste un animal comme un autre qui cherche son propre confort au dépends de ses congénères.
FIN DE TRANSMISSION
09/11/07 - 11:49
Si les scénaristes de Dexter se mettent en grève, tu peux bosser à leur place
sorty